
Note: Les photos qui illustrent
cette présentation ne sont pas présentes dans l'édition
papier.
Chantilly possède des monuments prestigieux et nombre de monuments
bien plus modestes qui n'en sont pas moins les témoins de son passé.
Un clic sur le numéro correspondant sur le plan ou dans la liste, et vous aurez la description du monument dans le texte.

En 1847, le duc d'Aumale demanda à son architecte Grisard de créer
de nouvelles tribunes pour remplacer les premières assez fragiles. Celles
que nous voyons actuellement sont l'oeuvre d'Honoré Daumet, architecte
du château et datent de 1881*. Elles sont construite
sur un terre-plein constitué d'un amas de matériaux provenant de la démolition,
en 1879, d'un ancien réservoir.
* Le hippodrome
a été modernisé en 2003-2004.

La chapelle Sainte Croix en
Jérusalem est une des sept chapelles (Saint Pierre, Sainte Croix en
Jérusalem, Saint Jean, Saint Paul, Saint Laurent, Saint Sébastien,
Notre Dame) édifiées
par Anne de Montmorency de 1534 à 1538, pour permettre à chacun
de gagner les indulgences sans se déplacer dans la ville éternelle.
On lui donne encore, le nom de "mère Marie" en souvenir de
la famille Mary qui y habitait au XIX siècle; on envoyait les enfants
chez "la mère Mary" losqu'on voulait les faire garder.
Le monument voisin, possible la "Croix Jeanneton" (monument rappelant
la mort d'une jeune fille tuée par la maladresse au tir d'un jeune noble)
a marqué pendant la Terreur l'endroit où on déposait les
corps des prisonniers morts au château.
Connu sous le nom de cimetière de la Fourrière, l'endroit recevait,
pendant la guerre de 1914, les cadavres de chevaux morts pendant les combats.
Lorsqu'on eut besoin de terrain pour les blessées morts dans les hôpitaux
militaires de Chantilly, on érigea les murs et on changea son affectation.
On lui donna le nom du premier civil enterré, Pierre Marquis.
Le chien de Pierre Marquis vint mourir sur la tombe de son maître peu
après son inhumation. On ne voulut pas les séparer. Mais comme
on ne pouvait pas enterrer le chien en terre chrétienne, sa tombe est
de l'autre côté du mur.

Construite par Henri-Jules, fils du Grand Condé de
1687 au 1691, sur un plan de l'architecte Mansard puis agrandie par Louis-Henri,
duc de Bourbon en 1724, elle fut consacrée sous le vocable de Notre-Dame
de l'Assomption.
A l'intérieur, des peintures de Louis de Boulogne dit le Jeune (1654-1733),
Léon Bénouville (1821-1859) et Jules Lenepveu (1821-1859), le monument des
coeurs des Condé et l'orgue classé dépuis 1980.
Consultez notre publication M
1 L'église Notre Dame de Chantilly

Cette maison est assurément la plus
ancienne maison de la ville.
Construite en 1539, elle était affectée au services de chasses
et des forêts du connétable Anne de Montmorency. En 1777, elle
devint "Hôtel des Juridictions", et ensuite au début
de la Révolution
elle fut la première Mairie de la ville. Depuis 1799 elle est entrée
dans le domaine privé.
Au no. 52 rue du Connétable se trouvent les maisons construites en 1553, où le Grand Condé installa les ateliers de Toupet et Obry , serruriers des princes depuis 1665. Deux ans avant la Révolution, le prince de Condé créa une école gratuite de dessin logée dans le bâtiment sur rue jusqu'en 1791, quand elle cessa son activité.
Ces noms évoquent les cultures des jardiniers des princes de Condé et
la ferme bâtie en 1682, pour alimenter en gibier les tirées du
parc.
Aujourd'hui "Le Potager des Princes", ouvert en 2002 évoque
ces anciennes activités.

En reconnaissance pour son accueil en Angleterre pendant son exil, le duc d'Aumale
avait donnée le terrain sur lequel la petite communauté anglaise
construisit l'église.

Ce pont fut construit en 1771 sous la direction de Jean Rodolphe Perronet (1708-1794) premier ingénieur des Ponts et Chaussée de France.

Cette porte imposante est le seul vestige d'un grand ensemble industriel du début du XIX siècle. "L'usine", construite en 1789 peu avant le départ des princes, abrita une fabrique à laminer le cuivre et la filature de laine Richard-Lenoir. Après la faillite des entreprises Richard-Lenoir en 1824, tour à tour fonctionnèrent dans ces bâtiments: une fabrique de faïence, d'impression d'étoffes, d'aiguilles, de passementerie, de papier. Le duc d'Aumale fit démolir les bâtiments mais garda la porte qui aujourd'hui, donne accès au parc Watemael-Boitsfort.

Cet ouvrage fait partie de la ligne Paris-Creil, inaugurée le 10 mai 1859. Il atteint une hauteur de 22,35m et sa longueur est de 443,80m. Bombardé et miné pendant la deuxième guerre il a été rendu à la circulation normale en 1946.

Cet édifice fut construit pour abriter la machine hydraulique qui devait
alimenter en eau les bassins et jets du parc et aussi la Ville.
Le Grand Condé avait, dit-on, dessiné le plan mais ce fut l'ingénieur
Jacques de Manse (1629-1699) qui exécuta l'ouvrage qui porte aujourd'hui
son nom.
En 2005, la machine hydraulique du prince de Condé a été remise en fonction après la réconstitution par des bénévols .
Après des essais probants dans les soubassements du château,
Monsieur le Duc ( Louis-Henri de Bourbon, prince de Condé 1692-1740)
décida
de créer sa propre manufacture de porcelaine. Il acheta, en 1730, le
terrain sur le Chemin des Marais qui prit le nom de rue du Japon en honneur
du genre de décor qui ornait les pièces de porcelaine. La manufacture
a produit de la porcelaine fine jusqu'en 1792, lorsqu'elle a été vendue à l'anglais
Potter, qui fabriqua des objets en terre de pipe "façon anglaise".
La fabrication s'arrêta vers 1870.

La "Charité", établie à Vineuil Saint Firmin par Charlotte de Montmorency, sous la direction de Saint Vincent de Paul et de Louise de Marillac, fut transférée à Chantilly en 1711 où elle devint "Hospice Condé" et "Hôpital de Chantilly". Successivement agrandis et transformés, les bâtiments fonctionnent aujourd'hui comme logements sociaux.
Construite en 1836-1837, sur l'ordres de la reine Marie-Amélie (administratrice pour son fils, le duc d'Aumale) la chapelle est consacrée sous le vocable de Saint Vincent de Paul.
Construite en 1534 sur la pelouse, non loin de la grille d'honneur, près de l'abreuvoir du château faisait partie de sept chapelles édifiées par Anne de Montmorency. Lors de la construction des Grandes Écuries, elle fut démontée puis rebâtie dans le jardin de l'Hôpital. La rue Saint Laurent et l'ancien cimetière de la ville en ont prit le nom. A l'intérieur, une belle collection de vases de pharmacie.
En 1851, le maire de Chantilly, s'adresse au frère Philippe pour obtenir
comme instituteurs publics des frères de la Doctrine chrétienne.
L'école ouvrit d'abord, dans l'Hôtel d'Andigné de la Chasse,
alors Hôtel de Ville.
Un don très généreux permit la construction d'un immeuble
contigu aux classes. D'autres constructions suivirent. Le rez-de-chaussée
de la salle des Fêtes était la chapelle de l'école, le
bâtiment a été prolongé jusqu'à l'avenue
du Bouteiller, pour créer la scène et la salle en sous-sol.
En 1888, l'Académie exigea la démission du directeur de l'école,
le Frère Anaclétien, et le remplaça par un directeur laïc.
Mgr. Joseph François d'Andigné de la Chasse, ancien évêque
de Chalon-sur-Saône, acheta en 1790, le terrain et les bâtiments à peine
commencés, pour construire un bel hôtel, entouré d'un grand
jardin.
En 1850, la municipalité de Chantilly, grâce à la générosité du
duc d'Aumale, acquit cet immeuble pour servir de mairie et d'école.
La mairie a fonctionné ici, jusqu'en 1937, quand elle fut transféré dans
l'actuel bâtiment.

On désigne ainsi les maisons
de la rue du Connétable qui vont du no.25 au No. 67 et dont l'arrière
donne sur la pelouse, entre l'hémicycle d'Aumale et l'avenue du Bouteiller.
Le duc de Bourbon avait fait dresser par l'architecte Jean Aubert le plan d'une
rangée de maisons destinée à encadrer la pelouse et les
Grandes Écuries.
Les terrains furent concédés entre 1726 et 1730, à charge
de faire bâtir une maison dont la façade, soit uniforme aux autres
maisons, et suivant les plans fait par M. Aubert.
C'est ainsi que furent édifiés ces bâtiments montrant une
parfaite harmonie de la pelouse et qui sont appelés "les maisons des
officiers", car ils étaient souvent occupés par des personnes
ayant un office auprès des Princes.

Construit vers 1908, il faisait partie de la chaîne des hôtels
Ruhl. Il fut choisi en novembre 1914 pour y installer le Grand Quartier Général
des armées, dont Joffre devint le généralissime après
la victoire de la Marne et où sera décidée et organisée
la bataille de Verdun. Pendant la deuxième guerre mondiale, le Grand
Condé fut occupé par différents services de la S.N.C.F
puis de l'armée allemande. Après la Libération, ce fut
l'armée américaine qui y installa ses services jusqu'en 1948,
lorsque le bâtiment fut vendu pour appartements.
Le cimetière Saint Laurent ne pouvant plus recevoir personne, la reine
Marie-Amélie, céda à la ville un emplacement dans le bois
Bourillon pour y établir une nécropole.
Parmi les personnages illustres on remarquera les tombes du général
Bessières et de sa famille, de la femme de Champollion, du chanoine
Muller, de Charles Maurice Versepuy et de Gustave Macon. On y voit encore le
quartier des Anglais établis à Chantilly
et celui des officiers polonais.

L'architecture de la gare est ressemblanteLa ligne directe Paris-Creil fut
inaugurée le 10 mai 1859. Elle nécessita la construction des
viaduc de Commelles et de la Canardière.
Le premier chef de gare Biszetsky était aussi un excellent caricaturiste
dont on peut encore admirer les dessins, dans le restaurant "Chez Giorgio",
6 avenue du Maréchal Joffre.

Une belle maison de style Louis XIII, qui fut englobée, en 1912, dans
la construction de la nouvelle école des filles. Elle devint hôpital
militaire durant la guerre de 1914-1918, puis logement de la directrice de
l'école, Melle Egler.
Depuis quelques années , le Centre Culturel municipal s'est établi
dans l'ancienne école et, en 1990, "Le Patrimoine de Chantilly" a
ouvert dans cette belle maison, un musée avec une section dédiée à la
dentelle de Chantilly.

En 1898, la municipalité de Chantilly a décidé
d'honorer la mémoire de l'explorateur Charles
Maurice Versepuy (1869-1896)
et de donner son nom à l'ancienne place Saint-Laurent.
Le diamantaire François Wells (1846-1922) a offert en 1903, à la ville une fontaine Wallace grand modèle, située actuellement sur la place Versepuy. L'eau arrivait en fin filet du dôme soutenu par les quatre cariatides: la bonté, la simplicité, la charité et la sobriété.

Lieu de promenade préféré des cantiliens, cet endroit
a failli disparaître à la Révolution, quand la pelouse
partagée
en 44 lotissements allait être vendue par deux entrepeneurs immobiliers.
La vente a été arrêtée par le préfet d'Oise,
M. Cambry, saisi par le concièrge des Grandes Ecuries, Simon Demanet.
Sous la pélouse, une carrière d'où a été extraite la pierre
nécessaire à la
construction des Grandes Ecuries.


La statue du maréchal Joseph Joffre (1853-1930) inaugurée le 21
juin 1930, en sa présence, est l'oeuvre du sculpter Edgar Boutry (1857-1939).
La ville de Chantilly honorait ainsi, la présence du Grand Quartier Général,
installé de novembre 1914 à décembre 1916 dans l'hôtel "le
Grand Condé".
A côté, le Monument des Morts inauguré en 1922, en présence du maréchal Joffre.
Le Nôtre (1613-1700) et son équipe d'ingénieurs, appelés par le Grand Condé pour l'aménagement du parc du château, réalisent à Chantilly un extraordinaire système hydraulique. La Nonette, petite rivière qui prend sa source à Nanteuil-le-Haudouin, est canalisée à son entrée dans le parc du château et alimente le Grand canal, long de 2500m et large de 30m, qui à une époque portait "les gondoles" des promeneurs.
Dans le Jardin des Eaux Minérales (le Parc Watermael-Boitsfort) le duc de Bourbon avait aménagé un pavillon, un petit bosquet et un jet d'eau. Le pavillon fut démoli à la fin du siècle et le prince de Condé (1756-1830) fit construire en 1789 quatre bâtiments appelés " les Usines". La porte Richard-Lenoir se trouve à l'entrée du parc.