
Note: Les photos
qui accompagnent cette présentation ne se trouvent
pas dans l'édition papier.

canal Saint-Jean

rue du Connétable
C'est en 1280 que le nom de Quinquempoix apparaît sur des textes: " la chapelle Saint-Germain, autrement dit de Quinquempoix, dans la paroisse de Gouvieux".
L'ortographe du mot a beaucoup varié. Le mot "poit" vient du verbe poiser, c'est à dire peser - A qui cela pese-t-il ? Qui cela gène-t-il ?
L'évolution du territoire de Quinquempoix va se modifier au cours des siècles. Les seigneurs vassaux possédaient des terres qui passaient de l'un à l'autre, au grè des partages, successions, ventes. En 1230 le fief est aux mains de la famille d'Aunay, mais au milieu du XIV siècle il passe dans la famille de Trie qui va s'allier à Jean de Châtillon. Le domaine passe vers 1360, à Jean Maquille avocat de Senlis. Ce Quinquempoix même divisé en trois fiefs, était de plus en plus entendu vers la forêt et la pelouse.
hôtel de Beauvais
On trouve en 1496, Colin Laigle, cultivateur à Gouviex, dont la famille se
perpetua jusqu'à donner le nom au "terrain des Aigles".
En 1501, Jehan Bourillon,
laboureur à Quinquempoix est le premier connu d'une famille qui tint une grande
place pendant un siècle et demi et qui occupa le manoir.
En 1539, Anne de Montmorency fait édifier l'Hôtel de Beauvais,
sur trois arpents vendus
par la famille Bourillon, qui faisaient partie du fief principal de Quinquempoix.
Le génie du Grand Condé a été de prévoir, d'imaginer, de concevoir ce que ce lieu pourrait apporter de grandiose à son parc. Il va porter de deux cent cinquate arpents à deux mille sept cent cinquante arpents la superficie du parc du château et pour réaliser cela il va acheter tous les terrains, toutes les propriétés et transplanter plus haut, vers le sud tous les habitants et toutes les activités de Quinquempoix.
Voici quelques constructions de Quinquempoix:
Propriété de la famille Bourillon, ce manoir n'était plus qu'une ruine à l'époque du Grand Conde qui n'eut aucun mal à le faire disparaître.
Elle était située dans la propriété qui devait devenir la Faisanderie de Chantilly, propriété qui appartenait à la comune de Gouvieux, diocèse de Beauvais. Condé fit valoir son état de ruine et la chapelle fut transféré en dehors du parc (près de l'actuel no.68, rue du Connétable).
Cet Hôtel de Quinquempoix devait s'étendre entre le no. 48 et
56 de la rue du Connétable. Dans l'aile droite , le Grand Condé avait établi
ses menuisiers et dans l'aile du fond, ses serruriers, les Aubry auxquels
s'associèrent plus
tard, les Toupet.L'aile gauche ne fut construite que vers 1724. Le no. 54 était
réservé pour l'utilité de la forge.
Peu avant la Révolution, fut installée dans la partie gauche sur la rue,
l'école
gratuite de dessin du prince de Condé.
Face au réservoir, entre les avenues du Bouteiller et de Condé, lu Prince avait prévu en 1771, le terrain pour faire une Place Centrale.
Dès l'achevement de l'église Notre-Dame , la paroisse de Chantilly fut constituée en 1692, englobant surtout Quinquempoix et les hameaux des Fontaines.
La plupart des habitants vivaient du château. Le prince était
tout puissant.
La ville était exemptée de nombreux impôts et taxes et en particulier, la
taxe sur l'eau de vie.
Après le départ du prince la population se divise en
ceux qui sont favorables au prince, ceux qui s'opposaient au prince et ceux
qui, venus de l'extérieur de Chantilly pouvaient s'opposer au prince et qui
attendaient l'occasion pour faire main-basse sur des richesses.
A partir de 10 août 1792, tout bascule: l'execution du meunier
Pigeaux, la descente de la Renommée qui surmontait le dôme des Grandes Ecuries,
la fuite de la plupart des anciens conseillers municipaux. Les pires excès
se produisent à l'intérieur du château.
Sur le territoire de Quinquempoix, lors des ventes révolutionnaires, chacun
essaya d'acheter le lot qui lui avait été attribué par le prince.
le pavillon du comte Komar
(route de Vineuil)
La Faisanderie, devenue Pavillon Romain en 1774, ne fut pas morcelée.
D'abord louée
aux jardiniers puis vendue en 1794, à un épicier de Paris qui
acheta en 1799, la fontaine et les bosquets de la Tenaille (le basin de la
Tenaille était orné du jet le plus haut après le Grand
Jet).
La Révolution et l'Empire passent...
Si le château a soufert, l'ensemble de Quinquempoix a gardé à peu près son aspect: l'église, la Maison de Beauvais qui pendant près de vingt ans abrita la mairie de la nouvelle comune, l'hôtel Quinquempoix, la Faisanderie sont restés presque dans leur intégralité territoriale. Dans la ville aucune industrie locale, apart celle de la céramique n'arrive à s'implanter et vivre. c'est encore le plaisir des princes qui va créer une nouvelle activité: le Cheval!

avenue du Bouteiller
La pelouse de Chantilly devint vite, le prototype de beaucoup de champs de courses en France; or une partie de la pelouse se trouve sur le territoire de Quinquempoix. La mémoire des lieux garde le souvenir des écuries installées rue de la Faisanderie: celle de George Stern, du Major Fridolin, de Jim Bartolomew, Jack Cunnington ou Percy Carter.
Certaines écuries sur la rue des Cascades ou l'avenue du Bouteiller abritaient des chevaux de selle loués pour des promenades ou des chevaux pour la chasse à courre.

chapelle Saint Peter's Church
En souvenir de l'accueil qu'il avait reçu en Angleterre
durant les longues années d'exil, le duc d'Aumale donna à la colonie
anglaise le terrain sur lequel fut édifiée l'église anglicane qui esttoujours
un centre religieux important.
Elle a participé elle-aussi à l'évolution de la cité du cheval. Les bâtiments, la grange,les jardins, les bassins ont gardé presque exactement leur ordonnancement primitif. Le vétérinaire Alfred Chapard acquit la propriété et créea le haras de Chantilly et son hôpital vétérinaire. L'œuvre a fonctionné jusqu'en 1915.
Petit à petit les écuries ont émigré vers la périphérie
de la ville. Paisible, Quinquempoix accueille les touristes bruyants sur la rue
du Connétable, mais encore calmes et tranquilles au long du canal Saint-Jean
tant apprécié par les pêcheurs à la ligne.
Jusqu'à quand ?

C20 Quinquempoix, berceau de Chantilly
1990
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